Richard Vogel s’empare des Dutch Masters

Avec son agile United Touch S (WESTF, Untouched x Lux Z), le champion d’Europe s’est emparé du premier bras du Rolex Grand Slam of Show Jumping de 2026, devant Thibeau Spits et Pieter Devos qui était respectivement associés à Impress-K van’t Kattenheye Z et Casual DV Z. (image à la une : TDM / Digishots)

Richard Vogel célèbre sa victoire avec le public néerlandais – The Dutch Masters / Digishots

Avec trente-sept départs seulement dans cette première étape aux couleurs Rolex, le match pour la victoire s’annonçait serré : l’année dernière déjà, seuls trois couples avaient réussi à passer le fatidique cut du parcours sans pénalité. Un parcours long de quatorze obstacles attendait les duos engagés : deux combinaisons vertical-oxer, dont une débutant par une palanque, un triple vertical-vertical-oxer et des obstacles allant jusqu’à 1m70 de large (!). Bon nombre de partants se sont d’ailleurs cassé les dents sur le troisième élément de cette triple combinaison, leur volant ainsi l’accès à la manche raccourcie : parmi eux, Daniel Deusser qui était l’un des favoris avec Otello van de Guldenboom, Grégory Whatelet qui accuse en plus une deuxième faute sur l’oxer numéro 13 avec Double Jeu d’Honvault, Gilles Thomas et sa Qalista DN, Steve Guerdat et Albführen’s Iashin Sitte, Mans Thijssen et Joviality ou encore Willem Greve et Pretty Woman van’t Paradijs NOP, très attendu du public néerlandais.

Au total, onze couples ont trouvé la solution du problème proposé par Louis Konickx et son équipe. Ce sera d’abord Sophie Hinners, qui partait en numéro cinq avec son tout bon Iron Dames Singclair, qui sera rapidement rejointe par Kent Farrington (Toulayna) puis Richard Vogel. Deux numéros plus tard, Yuri Mansur rejoint également le contingent des sans-fautes grâce à QH Alfons Santo Antonio, âgé de dix-neuf ans, tout comme Lillie Keenan (Kick On), Pieter Devos (Casual DV Z), Hessel Hoekstra qui partcipait à son premier Grand Prix 5* avec Olimpic van de Sterhoeve, Martin Fuchs (L&L Lorde) et Henrik von Eckermann (Qasirah van de Reistenhoek). Pour finir Bas Moerings amène à nouveau son Ipsthar parmi les meilleurs – puisque ce même duo a remporté l’épreuve majeure vendredi soir, ndlr- tout comme Thibeau Spits avec son fils d’Indoktro van’t Kattenheye.

Bas Moerings et Ipsthar – TDM / Digishots

Première qualifiée, l’amazone allemande essuie une faute au même titre que l’amazone américaine et le jeune cavalier néerlandais. Ils sont respectivement septième, sixième et neuvième de ce Grand Prix. Le numéro deux mondial cède au jeu de la vitesse et laisse deux barres à terre, le reléguant au dixième rang. Tel un métronome, les champions d’Europe en titre abaissent le chronomètre a un tel niveau que personne ne saura les rattraper. Après Genève, voilà donc un deuxième Majeur à mettre à leur actif, et ce n’est peut-être pas le dernier !

Du côté tricolore, beaucoup de déboires puisque la meilleure performance française est à mettre au crédit de Simon Delestre, tenant du titre, qui rate le coche pour une petite faute sur l’avant dernier oxer du parcours avec Golden Boy DK : ils sont dix-septièmes. Même triste sort pour Kevin Staut et Visconti du Telman, qui se placent vingt-troisièmes. Quant à Julien Epaillard, une grosse incompréhension sur l’obstacle numéro 3 va freiner tout espoir de sans faute, et après plusieurs sauts sans encombre le couple faute à nouveau dans le triple. Le lauréat de la finale Coupe du Monde FEI préfèrera alors jeter l’éponge pour préserver son Donatello d’Auge.

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