Depuis qu’ils prennent part au Grand Prix 5* d’Aix-la-Chapelle, Richard Vogel et United Touch S n’ont jamais été loin d’atteindre Graal : toujours de la deuxième manche, voire du barrage, le duo est reparti du stade avec la Soers avec une seizième, une dixième et une troisième place. Et puis, finalement, la première ! La couronne qui leur échappait leur a échu ce dimanche après-midi, au terme d’un scénario comme seul le mythique CHIO sait en écrire. Qui plus est, la paire repart avec une sacrée belle prime, eu égard à leur victoire dans le Majeur de s’-Hertogenbosch en mars… Et restent plus que jamais en lice pour écrire l’histoire aux côtés de Scott Brash et Hello Sanctos en remportant le Grand Chelem Rolex, avec Calgary en ligne de mire en septembre.

Au terme des deux éprouvantes manches dessinées par Frank Rothenberger et son équipe, seuls trois couples ont laissés toutes les barres sur leurs taquets pour s’ouvrir la porte du barrage : Richard Vogel et United Touch S donc, mais aussi Sophie Hinners et Jose Maria Larocca Jr, aux rênes d’Iron Dames*Singclair et Finn Lente. Première à partir, l’amazone, aussi compagne de Richard Vogel à la ville, et son fils de Singular La Silla ont assuré le triple sans-faute en ne mettant pas un train d’enfer à leur parcours.
A contrario, son conjoint et son surpuissant étalon n’ont fait qu’une bouchée de la manche raccourcie, tout en démonstration et en facilité ! Et l’Argentin a beau eu lancer son partenaire olympique à toute vitesse sur la belle herbe de la Soers, cela n’aura pas suffi pour détrôner les rois de l’après-midi, mais ils seront sans doute ravis de leur deuxième place.

Inutile de dire que les champions d’Europe ont lancé un signal fort, très fort, à quelques semaines des Jeux équestres mondiaux. Comme eux, les cadors – Ben Maher (Enjeu de Grisien), Steve Guerdat (Venard de Cerisy), Martin Fuchs (Conner Jei) ou encore Kent Farrington (Greya), pour ne citer qu’eux – repartent d’Aix avec un classement et sûrement l’envie d’en découdre avec l’Allemand et son extraterrestre…
à leur instar, les Français ont fait montre de belles choses, à commencer par Nina Mallevaey. En selle sur sa si régulière Dynastie de Beaufour, la Nordiste se classe dix-septième, réalisant la meilleure performance avec son premier sans-faute puis deux barres à terre. Pour Julien Epaillard, Kévin Staut et Antoine Ermann, ce sont les vingt-septième, vingt-huitième et trente-deuxième rangs, chacun sortant de piste avec 8 points avec Fringant de Vesquerie, Féline de Hus*HDC et Floyd des Prés. L’addition est en revanche plus salée pour Simon Delestre, fautif à quatre reprises aux rênes de Golden Boy DK et finalement trente-huitième.



