Niels Bruynseels a pris de bonnes résolutions à Bâle !

Comme chaque année, le Jumping de Bâle ouvre les hostilités sportives. Si pour certains cavaliers, la trêve hivernale rime avec repos ou entrainement, pour d’autres, elle est le parfait moment pour débuter l’année de la plus belle des manières ! C’est le cas pour Niels Bruynseels qui remporte le premier Grand Prix 5* de l’année 2017 en selle sur Gancia de Muze.

Gancia de Muze et Niels Bruynseels © Cécile Cabre / Info Jumping

Il est aux alentours de 13h30 quand les premiers couples quittent les écuries pour rejoindre le paddock. Le trajet s’est effectué sous la neige, donnant un air de magie supplémentaire à ce concours ! Un peu plus tard, une fois la détente correctement effectuée, Claudia Gisler inaugure le parcours dessiné par le chef de piste Allemand Frank Rothenberger. Malheureusement, la cavalière suisse ne trouve pas ses marques avec son puissant Cordel. Elle décide d’abandonner. Les quarante-quatre autres couples n’ont pu que confirmer leurs idées sur les difficultés du tracé, marché lors de la reconnaissance.

Le temps accordé initial de 68 secondes en avait piégé plus d’un au début de l’épreuve. Olivier Philippaerts et sa toute bonne H&M Legend of Love en payent les frais tout comme l’Italien Piergiorgio Bucci (neuf points) avec Driandria. Le chef de piste rectifie le tir et accorde deux secondes supplémentaires aux cavaliers. Le Belge voit donc son score se transformer et se retrouve avec un zéro au compteur. Ouf ! En revanche, l’Autrichien Christian Rhomberg aura pris son temps avec le Selle Français Saphyr des Lacs et n’a pas réussi à rentrer à l’heure (70,07 secondes). Ce changement de dernière minute n’épargne néanmoins pas les fautes sur la piste.

L’imposant double formé d’une barre de spa suivie d’un oxer aura causé pas mal de fautes. Des couples aguerris tels que Jérôme Guery et Alicante, Marco Kutscher avec Clenur ou encore le cavalier en forme du week-end, Pius Schwizer qui avait sellé PSG Future préfèrent en rester là. Christian Ahlmann essuie son deuxième refus du concours. Cette fois c’est Epleaser van T Heike qui s’arrête. L’Allemand ajoute son nom à la liste des abandons.

Edwina Tops-Alexander signe le premier sans faute de l’épreuve portée par Lintea Tequila. La jument donne des idées à Clooney qui permet de réaliser le premier parcours suisse parfait. Martin Fuchs est content une fois la ligne d’arrivée coupée, car le parcours leur a demandé de gros efforts.

L’épreuve se poursuit et les barres tombent. Nombreux sont les couples qui sortent de piste avec huit points. Romain Duguet en selle sur Quorida de Trého, Pénélope Leprévost aux commandes de Vagabond de la Pomme, Janika Sprunger et Aris CMS ou encore Lorenzo De Luca avec Armitages Boy sont dans ce cas de figure. Des scores plus lourds sont à noter. Patrice Delaveau (Lacrimoso 3*HDC) ainsi que Gregory Wathelet (Eldorado van het Vijverhof) concluent ce concours avec treize points. Un résultat qui ne reflète pas leurs résultats habituels.

L’épreuve s’est déroulée en deux manches et les quinze meilleures performances de la première étape étaient invitées pour courir l’ultime parcours. Quelques cavaliers à quatre points ont pu y accéder. Grâce à un tempo rapide, Daniel Deusser et Equita van T Zorgvliet, Laura Renwick avec le cheval de sa compatriote Yazmin Pinchen (qui ne peut monter pour cause de grossesse) Van de Vivaldi font partie des rescapés. Tout comme ces derniers, Marcus Ehning (Gin Chin van het Lindenhof) et Hans-Dieter Dreher (Cool and Easy) réussissent à intégrer les quinze qualifiés malgré quatre points au compteur.

Malheureusement, d’autres cavaliers ont eux aussi laissé une barre à terre, mais le chronomètre n’était pas assez rapide. Les Français, Kevin Staut et Simon Delestre, respectivement en selle sur Aran et Qlassic Bois Margot, occupent les seizièmes et dix-neuvièmes places.

Ce parcours n’aura tout de même occasionné aucune difficulté pour dix couples. Niels Bruynseels et Gancia de Muze, le local Steve Guerdat qui avait misé sur Big Red ou encore la légende John Whitaker et son olympique Ornellaia, en font partie. Casall ASK, qui fait là un de ses derniers Grands Prix sort une fois de plus avec le sans faute piloté par son cavalier de longue date, Rolf-Göran Bengtsson. Quel génie !

Une deuxième manche palpitante !     

Afin de rapporter la première coupe de l’année à la maison, les quinze invités de la seconde manche se sont livrés à une guerre sans merci. Malheureusement, la vitesse trop poussée est parfois l’ennemie des compétiteurs et occasionne des barres. Rolf-Göran Bengtsson, Steve Guerdat et Max Kühner, n’arrivent pas à réitérer leur bonne performance du début d’après-midi. Edwina Tops-Alexander, donne le ton et termine en 42,18 secondes avec un beau double sans faute. Niels Bruynseels arrive à boucler son tour avec près d’une seconde de moins (41,19 secondes). Même John Whitaker ne parvient pas à le rattraper (42,16 secondes). Le public aurait bien aimé voir gagner le dernier concurrent. Le local Paul Estermann et Lord Pepsi partent vite, très vite, mais ne peuvent éviter une faute. Le Belge remporte alors ce joli Grand Prix et commence l’année sur les chapeaux de roues. Gancia de Muze prouve tout son talent et montre qu’elle est prête à épauler sa voisine d’écurie, Cas de Liberté !

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