« Maelle c’est la grande soeur » Jeanne Sadran

La jeune Maelle Martin s’est associée à la famille Sadran et s’est installé dans leurs écuries en ce début d’année 2018. A l’occasion d’Equita Lyon, nous avons rencontré Maelle Martin et Jeanne Sadran pour en savoir un peu plus sur leur collaboration. 

Maelle Martin à Equita Lyon.
Copyright : Marion Gergely – Info Jumping

« C’est Olivier le papa de Jeanne qui m’a appelé début mars quand je travaillais encore chez Enda Caroll chez Ashford Farm« , débute Maelle Martin. « Il m’a demandé si une jument que je montais là-bas était à vendre, il m’a parlé de son projet d’écurie et m’a demandé si j’étais intéressée pour y prendre part« . Avec un objectif bien précis: créer une écurie de haut niveau, avec des cavaliers de tous âges. « Le but est de créer un pole de cavaliers pour tous se tourner vers le haut niveau, tous ensemble« , commente Maelle Martin.

« Il y a une super dynamique de groupe où on s’entraide. Les erreurs des uns peuvent servir aux autres, on apprend déjà beaucoup en regardant« , explique Jeanne Sadran. Et si l’écurie est encore en construction, les piquets de chevaux sont en train de se former. De quoi ravir les cinq cavaliers de jumping et la cavalière de complet que compte l’écurie Chev’el. « Pour l’instant il y a une vingtaine de chevaux et quelques jeunes chevaux« , expliquent les deux cavalières. « C’est Olivier et Sophie qui décident de la répartition des chevaux« , commente Jeanne. Avant d’ajouter, « si ça ne va pas avec l’un, on peut changer de cavalier« . « L’avantage de travailler tous ensemble« , pour Maelle. A noter, qu’une partie formation des jeunes chevaux est aussi présente dans la structure.

Tout est pensé pour propulser les cavaliers au haut niveau. Et si pour l’instant, certains des cavaliers sortent en compétitions poneys, tous bénéficient de deux coachs. « Eric Louradour s’occupe de la partie obstacle-compétition, il vient deux fois par semaine. Pour le travail sur le plat c’est Bertrand Poisson qui vient, trois jours toutes les trois semaines. Ils ne sont pas là en permanence donc je veille sur tout le monde le reste de la semaine« , explique Maelle Martin. « Mon rôle c’est bien d’être cavalière, je donne un peu mon avis par rapport à l’expérience que je peux avoir mais chacun a sa place et son rôle. Je suis l’oeil qui est là au quotidien pour voir les chevaux et en référer à Eric dans ces cas-là« .

Une formidable opportunité pour Jeanne Sadran et tous les autres cavaliers de l’écurie Chev’el. « Techniquement on apprend de Maelle, c’est un peu notre grande soeur. Et humainement ça fait un bel esprit d’équipe, ça aide dans la vie de tous les jours pour s’intégrer dans la société par exemple ou travailler en groupe« .

A l’image d’Equita Lyon, Jeanne Sadran devrait découvrir de beaux concours dans les années à venir.
Copyright : Marion Gergely – Info Jumping

Et le projet semble fonctionner puisque Jeanne Sadran a participé à son premier CSI 5* cette année à Doha au Qatar, dans le cadre du Longines Global Champions Tour. « J’ai pas vraiment couru pour l’équipe cette année mais c’est une chouette expérience. On voit comment les cavaliers abordent la compétition, comment ils s’y préparent, s’organisent et planifient« , explique-t-elle. L’année prochaine il faudra encore compter sur la jeune cavalière dans la Longines Global Champions League : « je pourrais courir un peu plus, j’aurais 18 ans, je pourrais donc sauter 1,50 mètre« .

Pour la fin de l’année, l’écurie Chev’el met le cap sur La Corogne pour un CSI 5* ainsi que sur Prague pour la finale de la Longines Global Champions League !