« Faire équipe avec Daniel Deusser, c’était la cerise sur le gâteau ! » Margaux Bost

Bost. Ce nom de famille a résonné, et résonne encore dans les plus beaux jumping du monde et ce n’est pas près de s’arrêter. Si Roger Yves Bost a réussi à décrocher l’or olympique à Rio, sa nièce Margaux aimerait suivre les traces de son oncle. La jeune cavalière, qui s’est vu ouvrir les portes des 5* de Lyon en  2016 et du Saut Hermès en 2017, s’est livrée à Info Jumping lors du CSI 4* de Bourg-en-Bresse.

Margaux Bost et As de Papigny à Equita’Lyon, lors de leur premier CSI 5* ! © Info Jumping

Comment se passe le début du concours à Bourg-en-Bresse ?

Je suis venue uniquement avec mon cheval de tête, As de Papignies. Il a réalisé un sans-faute dans la première grosse épreuve du concours (1.50m du vendredi, ndlr). Je fais malheureusement une faute sur le dernier obstacle du barrage, mais nous sommes arrivés à nous qualifier pour le Grand Prix de dimanche grâce à notre onzième place. Cela me permet de laisser mon cheval au repos samedi et de le garder frais pour le Grand Prix.

Pouvez-vous nous parler d’As de Papigny, votre cheval de tête ?

As est un cheval que nous avons acheté lorsqu’il avait 5 ans. Il appartient pour moitié à Mr et Mme Giraud ainsi qu’a l’écurie Bost. Nous l’avons fait castrer en fin d’année de ses 5 ans. Il a ensuite fait les 6 ans avec ma sœur Kim et je l’ai récupéré en début d’année de ses 7 ans où il avait montré de bonnes choses dans la finale. Nous avons ensuite commencé les CSI 2* (1.45m) l’année d’après et les épreuves à 1.50 m lorsqu’il avait 9 ans. Il se classait d’ailleurs troisième du Grand National d’Auvers en 2015 avant de participer à la Coupe des Nations de Drammen (2e division, ndlr) la même année. Il a maintenant 11 ans et saute régulièrement des épreuves à 1.55m/1.60m.

Avez-vous d’autres chevaux pour épauler et/ou prendre la relève d’As de Papigny ?

Oui, j’ai plusieurs chevaux qui arrivent. Mon deuxième cheval à 9 ans est s’appelle Felix. Il est fait pour sauter haut. Il s’est d’ailleurs bien comporté dans les épreuves à 1.50m lors du CSI 3* de Cagnes-sur-Mer en avril dernier. Je compte beaucoup sur lui pour l’avenir. Je monte également Val les Parts, qui est âgé de 8 ans. Il commence de sauter les épreuves à 1.40m. Il possède énormément de moyens et je pense qu’il sera prêt pour passer le cap des épreuves 1,50m l’année prochaine. Mon deuxième 8 ans, Veneto Fontaine, commencera à sauter les épreuves 1.45m en fin d’année ou l’an prochain.

Ensuite, j’ai des chevaux plus jeunes dont une très bonne jument de 6 ans qui s’appelle Bellissima Gravelotte. Elle s’est classée troisième de la finale des 5 ans. Elle aussi, je pense que c’est vraiment une crack !

Les CSI 5*, vous en rêvez tous les jours ?

Oui c’est certain. Je compte bien sûr sur As mais aussi Felix et Val pour m’y emmener le plus possible et y rester !

Margaux Bost et As de Papigny, co-équipiers de Daniel Deusser dans le Saut Hermès où ils terminaient troisième.

Pouvez-vous revenir sur votre concours au Saut Hermès et sur votre épreuve par équipe avec Daniel Deusser ?

C’était vraiment super ! C’est un concours incroyable avec une atmosphère particulière. Courir avec Daniel Deusser c’est un peu comme la cerise sur le gâteau ! Je ne m’y attendais pas du tout. On a été tiré au sort et ce fut une expérience formidable.

Est-ce une évidence de monter à cheval dans la famille Bost ?

Oui je pense que c’est une évidence, tous les enfants Bost sortent en concours et nous sommes tous passionnés par le CSO.

Comment fonctionne votre système aux écuries ?

Je fais partie de l’écurie d’Olivier Bost, mon père. Nous avons 80 chevaux de propriétaires. J’ai une dizaine de boxes pour mes chevaux de concours qui appartiennent à différents propriétaires. Mon père possède également des chevaux de commerce.

Quel est votre meilleur souvenir depuis le début de votre carrière ?

Mon meilleur souvenir reste les championnats d’Europe jeune cavalier de 2012. Je faisais partie de l’équipe gagnante en Autriche avec Khan du Fraigneau !

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