À la rencontre de Mathilde Cruchet

Pour continuer sur notre séquence rencontre aux Masters de Lausanne, la Lausannoise Mathilde Cruchet s’est prêtée elle aussi au jeu. Accompagnée de ses deux cracks, Unique d’Elbe et Chinook W, la jeune femme nous a fait part de ses ressentis sur cette première édition.

Unique D’Elbe et Mathilde Cruchet. Info Jumping – © Chloé Neeser

Qu’as-tu pensé de cette première édition des Longines Masters de Lausanne ?

C’était vraiment génial, c’est mon premier Longines Masters mais j’ai déjà participé à d’autres compétitions qui avait lieu à Lausanne les années précédentes. C’était vraiment génial de pouvoir concourir ici parce que c’est chez moi. Je suis lausannoise, je suis née et j’habite ici, c’est encore plus particulier pour moi. Le cadre est magnifique, c’est vraiment génial.

As-tu senti une différence entre le dernier Longines de Lausanne en 2017 et les Longines Masters de cette année ?

La piste d’entrainement était du coté du lac. C’est super qu’ils aient fait la piste de concours à coté du lac parce que c’est vraiment magnifique avec la vue, ça change énormément. Et là, c’est des Longines Masters donc c’est différent de la première édition. Le circuit du Longines Masters, c’est encore différent mais cette année c’était vraiment magnifique et il a fait super beau.

Peux-tu nous présenter tes deux chevaux que tu as amenés à ici ?

Ce sont mes deux chevaux de tête. Unique d’Elbe est un cheval de 15 ans, il est belge, c’est un hongre. Il est très sensible. Il est atypique dans sa façon de sauter mais c’est un vrai guerrier, il a un mental d’acier. Il a une force incroyable, des moyens hors-normes. Chinook W est un peu l’opposé, c’est une petite boule de feu. Il est assez rapide, très technique, très respectueux et hyper volontaire. Il donne toujours tout.

Comment les as-tu sentis ce week-end ?

Dans les boxes ils sont biens, ils sont assez calmes. Pour ce qui est de la piste, l’écran est vraiment très grand et hyper proche, ça peut faire peur aux chevaux. Ils ont l’habitude des écrans mais il est vraiment très grand et très proche, ils étaient un peu surpris au début. Le lac ça change aussi. Certains ont un peu plus peur, ils sont plus stressés que d’autres. Mon cheval Unique était justement un peu stressé les premiers jours mais quand il est dans son parcours, il est focalisé et ça va. Chinook était super à l’aise, un vrai guerrier. Il ne faisait pas trop attention à tous ces petits changements. Pour les chevaux sensibles, ça peut vite les déstabiliser, les surprendre. Ça change de l’ordinaire.

Unique D’Elbe et Mathilde Cruchet dans le Masters Two Grand Prix de Lausanne. Info Jumping – © Maëva Defonte

Est-ce que tu sens une différence avec tes chevaux quand tu es à un concours comme celui proche de chez toi ?

C’est génial, on n’a pas des heures et des heures de route à faire. Sur chaque piste de concours, Unique et Chinook sont mes deux cracks, ce sont des guerriers et peu importe l’endroit ils donnent tout. Il faut qu’on soit en forme ! Après les aléas du sport font que des fois ça ne va pas et des fois ça se passe bien. Il y a des hauts et des bas, avec ce sport un jour on est tout en haut, un jour on est tout en bas, c’est comme ça. On est deux dans l’histoire, il faut faire avec l’humeur de chacun.

Quels sont tes prochains concours ?

Je vais sûrement faire le 4* de Crans-Montana et ensuite je vais aller à Samorin à nouveau pour le 4*. En août, il y a les championnats suisses. Et sinon pour le reste, il y a des concours qui vont se caler entre deux.

Quels sont tes objectifs pour le reste de l’année ?

Prendre beaucoup d’expérience sur les internationaux 2* à 4*, de faire de supers résultats. C’est vrai qu’en international, on apprend énormément parce qu’il y a beaucoup de concurrence, les parcours sont construits d’une façon différente. Ils sont super bien faits, techniques, les pistes sont grandes. On a les meilleurs chefs de piste. L’année dernière, j’étais à Samorin pour le 4* et il y a les meilleurs cavaliers au monde qui sont là bas ! Il y avait Uliano Vezzani, le chef de piste des Global Champions Tour. Il y a beaucoup de concurrence et c’est comme ça qu’on apprend.

En cette période d’examens, comment organises-tu tes journées ?

Je suis en première année à l’université en droit. C’était super chaud, j’étais encore en examens jusqu’à mercredi passé. Ça faisait presque un mois que je n’étais pas allée en concours et je ne m’étais plus entrainée du tout. Alors j’ai trouvé un peu de temps pour aller monter à cheval mais c’est vrai que pendant les révisions et les examens, j’étais enfermée toute la journée à la bibliothèque. Là je suis super contente parce que le concours s’est déjà super bien passé.

Qu’emportes-tu toujours avec toi en concours ?

Mes chaussettes ! Ce sont mes chaussettes porte-bonheur. Oui, mon porte bonheur, ce sont mes chaussettes (rire).

Nous souhaitons bonne chance à Mathilde pour ses prochains concours et de belles réussites aux championnats suisses !

Pour retrouver les impressions de Filippo Marco Bologni, c’est par ici, et celles de Nicola Philippaerts, par !